Toute petite déjà, Malika Domrane refusait l’ordre familial établi. Dans la rue elle tenait tête aux garçons de son âge. A L’école, puis au lycée, elle était provocatrice, la première fille à mettre un pantalon, ce qui était exceptionnel durant les premières années post-indépendance. C’était déjà son côté féministe. Pendant les cours d’arabes où elle ne se reconnaissait pas, elle écrivait selon une de ses anciennes camarades, des paroles pour la chorale du lycée, et des poèmes dont « Je ne veux pas de l’arabe ». C’était déjà son côté militante berbériste. Si la célébrité de la chorale du lycée Fadhma N’soumeur de Tizi Ouzou avait dépassé les frontières de la Kabylie, c’était en partie grâce à elle. A quinze ans alors qu’elle faisait encore partie de ladite chorale, Malika Domrane composa elle-même son premier titre: « Tirga n’temzi » (rêve d’adolescente). Avec ce texte, elle se positionna résolument dans le camp de celles qui se battaient pour l’émancipation de la femme. En même tant, en refusant de remettre le burnous blanc kabyle, au défunt président Boumediene lors de sa visite à Tizi Ouzou, Malika Domrane se positionna d’une manière spectaculaire, dans le camp de ceux qui se battaient pour la dignité du peuple kabyle. Elle refusait de faire ce geste, qu’elle considérait comme un acte de soumission de la Kabylie au pouvoir central d’Alger, qui jusque là faisait l’omerta sur l’histoire millénaire de l’Algérie

Source : http://www.music-berbere.com/artiste-malika-domrane-ia-56.html#ixzz69F9dlsXp

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